« L'injustice humaine se manifeste chaque jour, sur tous les plans. Je la trouve beaucoup plus scandaleuse que l'injustice du destin, qui quand elle s'y met, est de taille. » Francis Blanche

Bonjour,

En ce jeudi soir béni des dieux (dans une semaine, je serais au bord du Bosphore, avec un raki... et toc !), je me documente sur les causes de l'infertilité masculine. Autant vous dire qu'il me reste beaucoup de travail et de pages à lire parce que les causes sont nombreuses et les traitements complexes. je vous livre ça semaine prochaine.

En attendant, j'ai auto-philosophé sur le sentiment d'injustice qui fais des remous dans mon ventre depuis quelques mois.

Et ben oui il est là, et bien là. Il dérange, il me fait honte, il m'énerve, il me fait culpabiliser mais, malgré tout, je le sens à chaque fois que je croise une femme au ventre rond / une annonce de grossesse...

Il se manifeste sous diverses formes (colère, peine...) selon le cas. Reprenons :

- Cela dépend de la personne : l'amie que j'ai vu en baver (mais vraiment hein) elle m'énerve pas. Au contraire c'est bien l'une des rares qui ne me fait pas de peine non plus... Je suis ravie pour elle, je suis sa grossesse avec plaisir... C'est quand même une victoire sur les problèmes de conception.

En revanche, celles qui tombent enceintes par magie, à l'hygiène de vie douteuse, dont je connais certains petits secrets ou qui ont cru pendant des années que l'avortement remplaçait le préservatif... Celles-ci me donnent la nausée (héhé, j'ai même la nausée sans être enceinte ...)

- Cela dépend du moment : En général, le jour où je fais un test de grossesse qui s'avère négatif, j'apprend une grossesse. Alors là comment vous dire... C'est la cata !

- Le sentiment varie : On passe par la colère, la douleur, la peine, le vide, les larmes incontrôlables (et c'est pénible je vous assure, on voudrait faire bonne figure...). C'est selon l'humeur, et aussi selon la personne qui l'annonce.

Par contre, je ne réagis pas lorsque je vois une photo de bébé ou lorsqu'il s'agit de gazouiller avec ma nièce ou d'autres bébés...

Et quand les gens savent ce qu'il se passe dans ma vie, qu'ils sont plus ou moins gênés ou embêtés de me parler de leur enfant / grossesse je leur répond ça : Pas de souci, c'est pas le vôtre que je veux, c'est le mien !

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