Le monde merveilleux du web !!!

Ahh les joies de l’Internet… On est d’accord, c’est révolutionnaire, magique, pratique, systématique. Je ne vais pas lancer un débat autour de la création de cette merveille, mais moi, personnellement, je n’imagine pas ma vie sans ! La preuve avec ce blog !

Lorsqu’on aborde la question de la santé, là, soudain, cela devient plus compliqué. Les pros et les antis s’affrontent à coups de très très bons arguments et cela fait réfléchir !

Mettons-nous dans la situation d’une jeune femme qui chercherait à tomber enceinte. Elle se connecte, rêve, se projette. Elle se rend compte (ou elle sait déjà) que l’infertilité s’installe pour diverses raisons. Elle se connecte, pleure, rit et finalement découvre que BEAUCOUP d’autres femmes y arrivent au bout de plus ou moins longtemps. C’est super ! Plein d’espoir, d’autres expériences, et même si certaines galèrent, on se rend compte que parfois au bout de 3, 5 ou 10 ans, les autres sont mamans !

On passe beaucoup de temps à lire ces témoignages (souvent blindés de fautes… Pardon je suis réac, je sais, mais quand même !!!!!!) et on se dit que, malgré tout, on va y arriver.

On tombe enceinte wahou !! Et là au moindre symptôme (une petite crampe, en bas à gauche) : ne cherchez pas ma bonne dame, c’est une fausse couche / un œuf clair / un alien… On lit, on blémit, on flippe, on pleure, on appelle le toubib (oui oui dans cet ordre !).

Et alors on touche le fond lorsque certains mots latins sont prononcés par les pros au regard inquiet. Genre « situs » vous voyez ? Là, la première des réactions en sortant serait d’ouvrir Docti, THE référence en matière de « forum à fautes ».

Mais non, vraiment, ce ne serait pas une bonne idée. Quand même à ce moment là, la raison l’a emporté et je n’y suis pas allée. Je n’y suis pas allée pendant toute la fin de ma grossesse ! J’ai chargé des gens d’y aller à ma place et de me faire un récapitulatif édulcoré. Je me revois au boulot lisant les « résumés » qu’une collègue me faisait passer. Je pense qu’elle a enlevé tout ce qui se rapportait à l’interruption médicale de grossesse (IMG). La seule chose que j’ai googlé lorsque j’attendais plus d’infos a été le nom du diagnosticien que je devais rencontrer. Son nom était quasiment systématiquement associé à ce terme d’IMG d’ailleurs !!! J’ai tout éteint, et je laissais les autres (maman, copines) lire à ma place.

Maintenant, je commence à y retourner sur des choses plus « simples » comme l’ « alopécie post-partum » (ou comment perdre 2 poignées de cheveux par jour près de 5 mois après l’accouchement). Je sais qu’on ne va pas me parler d’amputation du crâne mais plutôt de trucs light (huiles, compléments) donc pas de danger de se faire peur.

Ce que je veux dire c’est que pour les « détails », c’est très bien ! Parfois on s’évite une salle d’attente ou une flippette excessive. Mais dés que l’on touche au grave, au rare, on s’expose au PIRE ! Et ce pire, lorsque déjà on ne se sent pas très bien, ça vient couronner toutes les craintes les plus graves (et pas la chute de cheveux on est bien d’accord !). A peine avais-je lu le terme IMG en googlant mon amour de diagnosticien, que je pleurais comme une madeleine, et que dans ma tete c’était clair, c’était la seule option qui s’offrait à moi. On sait qu’il faut rester raisonnable avec cela, mais c’est tout bonnement impossible lorsque l’on est touché de plein fouet. Aujourd’hui, je me dis que j’aurais aimé trouvé un site officiel sur le situs lorsque le mot est apparu dans ma vie (surtout que maintenant, en dehors d’être une « curiosité » les médecins ne s’en inquiètent pas plus que ça !). Un site genre « Tu as un situs inversus et tu vis avec, viens par ici ». Plus j’y pense, et plus je me dis que je vais la créer cette asso, pour que d’autres parents puissent trouver de l’info ailleurs que chez les généticiens qui abordent la question de manière statistique (et proposent l’amniocentèse). Ca fait déjà quelques mois que j’y pense, et cette idée ne me lâche pas. C’est assez simple de monter une asso, l’objectif après c’est de s’en occuper. Je vais essayer de bien entourer le projet, avec des gens chouettes !

Dans l’ensemble attention, on lit aussi BEAUCOUP de conneries et BEAUCOUP de pathos ! Le pathos, on peut pas lutter, certaines personnes adorent ça, faire pleurer dans les chaumières avec des formules toutes jolies, bien poignantes, comme sur NRJ 12. Pour les erreurs et les conneries, c’est là qu’il faut se méfier et relativiser. Je lisais récemment qu’un bébé sondé (avec une sonde dans le nez qui l’alimente) qui cherche à arracher ce tube, c’est qu’au fond de lui, il sent qu’il n’en a plus besoin…

Euh… Comment dire ? N’IMPORTE QUOI !! Un bébé de quelques semaines, prématuré ou non (et là je vais encore me faire frapper…) est un bébé animal ! Il a un truc dans le nez, qui le gêne, avec du scotch sur sa joue, qui l’empêche de bouger son visage comme il voudrait. Imaginez-vous endormi, et quelqu’un vous fait couler une goutte d’eau sur le visage. Sans vous réveiller, votre main va tenter de l’enlever. Et bien lui c’est pareil. Ca le gonfle ok, mais à aucun moment (pardon les bébés, je ne remets pas en cause vos capacités) il ne va pas analyser en se disant « tiens, ce tube qui me permet d’être alimenté et donc, accessoirement de vivre, m’enquiquine mais je ne vais pas le toucher car j’en ai besoin » où à l’inverse « mon estomac est à présent tout à fait apte à se nourrir autrement donc je vais me l’enlever tout seul, cela va faire gagner quelques minutes à l’infirmière ».

Certains enfants les arrachent plusieurs fois par jour (suivez mon regard sur celui qui roupille à côté de moi) et ne retenant pas la leçon, regrettent aussitôt de l’avoir fait parce que ça fait mal ! (23 cm de sonde qui descendent dans l’estomac, c’est moyen). Le souci avec ce genre de fausses infos, c’est que lorsqu’on a peur on est fragile. Et donc on prend tout cela pour des vérités. On se pointe en néonat et on sort donc ça au personnel médical qui entend des idioties du même genre toute la journée. Et reprend le temps de tout réexpliquer (sans parler du bébé comme d’une petite bête idiote, comme je viens de le faire). On perd du temps, on se fatigue, on réfléchît encore plus… Cela ne sert à rien !

Faites attention à vous ! Et amusez-vous bien. Pour moi aujourd’hui c’est IRM, j’espère qu’on va trop rigoler (…).

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