Fiou fiou... (je fais le bruit du vent là...)

Quoi ? Quel bruit ça fait le vent ? Bon bref, ça illustre le néant intersidéral qui règne par ici depuis ma reprise de boulot... Et je m'en excuse bien platement, mais mes semaines sont bien trop courtes, mes journées trop rythmées et mes yeux trop collés...

Et oui, difficile de bosser à 3/5 lorsque tout le monde pense que ta charge de travail peut rester basée sur 5 jours de boulot !

Ce qui fait que je cours en sortant, que je récupère un chaton qui finit lui aussi sa journée, qui s'est promené, qui a bien mangé et que si vous ajoutez le bain, le biberon et le coucher... Tiens il est 20h30 et je n'ai pas pris de douche, je n'ai pas tiré mon lait et je n'ai pas fait à manger.

Rare sont les soirs où l'on se pose devant une série (un seul épisode hein ! pas la demi saison comme avant ;-))

Mais c'est chouette d'avoir la tête et le cerveau dehors plusieurs heures par semaine... D'autant qu'avec le plan social qui me pend au nez, cela pourrait ne pas durer. Je vais donc pouvoir me consacrer à l'association qui me tient à cœur, à mes nouveaux loisirs de mamy (tricot et couture) et pourquoi pas à certaines activités en tête à tête avec mon roudoudou joufflu.

Je devrais aussi attaquer sérieusement les visites chez mon super psy d'adulte et j'en ai grand besoin.

Le mal être perdure... La sensation de tout faire mal, de merder sur toute la ligne, l'angoisse que cela se passe mal, d'avoir raté...

Je sais que ça s'apparente à un début de dépression mais malgré tout ce n'est pas l'effet que cela me fait.

Le psy en question me parle de "TSPT" comme les militaires qui reviennent du front. La comparaison est un peu forte je vous l'accorde, mais finalement, il prend l'exemple d'un accident assez conséquent, genre crash d'avion. Ne tombez pas de votre chaise, je vous explique.

Les gens qui vivent un crash d'avion, quand cela arrive ils peuvent déplacer des montagnes. Le gars qui a peur du sang peut aider n'importe quelle autre personne qui se vide, il est dans l'action, adrénaline au taquet, n'a plus peur de rien. Lorsque les pompiers arrivent, il s'évanouit, vomit, pleure... Il redevient la personne qui a peur du sang, qui a eu très peur tout court. Mais pendant que c'était l'urgence, il a assuré.

Et ben moi c'est pareil. Enfin pas tout à fait vous aurez compris... Tant qu'on avait pas le choix, qu'on était dans le jus, on a assuré. On a chougné évidemment quand même, logique, mais on a tenu !

Et là, que tout le monde me dit "bon ca y'est, il va bien maintenant ?" à moitié sur l'interrogative et à moitié comme une affirmation, je réponds "oui, il va bien". Et c'est vrai, il va très bien, mieux que dans tous mes rêves depuis qu'on traverse tout cela. LUI il va bien... Moi, moins.

Mais je ne m’apitoierai pas ici, je paye quelqu'un maintenant, pour déverser mes angoisses et tout le toutim !

Donc, je vous tiendrai au courant des nouvelles de mon loustic car demain nous revoyons le chirurgien, pour faire un bilan de l'opération et mardi prochain, le pédiatre de la néonat pour un bilan complet et une nouvelle étude des rates !

Ca promet... Alors on croise tout pour que tout aille comme sur des roulettes !!

Un mimi !

PS : Et je suis bien consciente que c'est pas bien de déserter, mais là, j'ai besoin d'un peu de temps...

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