Le jour d'après...

Non ce n’est pas que le titre d’un navet catastrophe (que j’adooOOoore) qui plonge la planète dans une nouvelle ère glaciaire, c’est aussi le quotidien de 2 fantômes parentaux qui ont du mal à voir le bout du tunnel. On est en hiver aussi mais le froid n’est pas leur plus gros problème.
Notre plus gros problème, ce sont les suites compliquées de cette chirurgie. Et cela se passe en 2 temps : le jour, et la nuit (comme c’est original !!!)

Le jour, nous avons un bébé mi-fièvreux mi-normal. Attention, parents en devenir ou anti, on va parler fesses. Apparemment la température la plus fiable pour contrôler si quelqu’un est fiévreux ou non, ce sont les voies… fessales ! Mais nous avons aussi un thermomètre qui flash l’artère temporale (magique) et qui donne la température du sang dans la tête. Pour tout vous résumer, Joufflu a donc une température normale en bas, mais cartonne en haut. Je me sens bien de retourner voir ma pédiatre adorée même si elle me dit que c’est certainement parce que la chirurgie a eu lieu dans la région de la tête et que ça chauffe pour des raisons de proximité évidentes ! N’empêche, je considère qu’après une semaine de fièvres différentes entre le haut et le bas, on va quand même aller voir ce qu’il se passe.

Il est quand même à la crèche, il y est bien. Le personnel surveille mais j’apprécie qu’elles ne paniquent pas facilement et qu’elles soient rassurantes.

Pour ce qui est de la nuit, je ne sais pas ce que contenait l’anesthésie que les médecins ont passé dans l’intraveineuse mais tout est chamboulé. Il se réveille terrifié et doit nous voir pour aller mieux. Cette nuit, cela a duré de 23h30 à 3h30 du matin. Pas de panique, on a tout essayé. Il a même hurlé 2h20 d’affilée dans la nuit de samedi à dimanche sans succès. On a expliqué qu’il ne risquait rien, on s’est fâchés en lui disant qu’il était grand, qu’il fallait qu’il se rassure tout seul. On lit des histoires, on ritualise à mort le coucher mais rien… Je pense au rhum, au coup de massue, à la drogue (pour lui et pour nous). Je pense qu’il a besoin d’être rassuré et j’espère que ce n’est pas brisé à tout jamais, et que notre bébé qui s’endormait seul en parlant à ses doudous va vite retrouver le chemin du sommeil facile. Si vous avez d’autres astuces, non violentes et qui ne ressemblent pas à une leçon d’éducation, allez-y !

Voilà pour aujourd’hui, parfois c’est plus court, j’ai un milliard de choses à faire… Comme chercher du boulot par exemple, histoire de sortir un peu la tête de chez moi et des oreilles de mon fils !

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