17 mois, en vrac et surtout en vacances !

Hello les petits lapinous !

Comment vous dire que dans une semaine, je serai à St Trop’ avec mes deux hommes, tartinés de crème solaire (il va faire super chaud, j’ai mis un cierge) et que j’ai bien hâte de voir mon Joufflu musclé sur le sable !

Il ne me reste plus qu’à choisir quel tricot j’emmène avec mon Télé7Jeux (merci Maman pour les habitudes du 3ème âge), question existentielle !

Mais avant de partir, j’ai quelques trucs à vous raconter.

D’abord, le fameux Joufflu très athlétique vient de fêter ses 17 mois. Je ne sais pas si l’acquisition de la marche a libéré ses mâchoires mais lui qui baragouinait dans une langue étrangère inconnue devient de plus en plus clair. Ce matin « Doudou « sorti net m’a coupé la chique. Tout comme « bateau », « assi », « coquin », et « zizi »… La main indiquant précisément le lieu du crime… C’est un mâle, aucun doute et il a déjà besoin de se rassurer et de vérifier régulièrement que « la bête » est bien là !

A propos de bébé, hier un autre petit bonhomme est « rentré » dans ma vie par la voix de ses parents me demandant d’en devenir la marraine. Ce bébé d’amis proches sera mon premier filleul au masculin et cela me fait très plaisir. C’est drôle mais depuis que je suis maman, j’envisage cela différemment et je comprends la charge (toute relative) qui pourrait m’incomber en cas de gros souci. J’accepte donc en mesurant l’impact que cela pourrait avoir et en espérant juste devoir lui inculquer certaines bases comme… le shopping, les concerts bizarres, des confidences…

Sinon, est-ce que quelqu’un dans la salle a vu la dernière saison de Grey's Anatomy. Je vais spoiler mais je vous dirai quand avant de le faire. Parce que si quelqu’un me connaissant bien l’a vue et ne m’a pas appelé pour juste m’informer que cet épisode allait être pourri, je ne vous remercie pas. Je m’explique et je passe en italique histoire que vos yeux sautent ce morceau au cas où vous ne seriez pas à jour.

Vous allez croire que je veux parler de l’instant clé de cette saison, à savoir la fin d’un des héros… Et bien non !!! Même si je suis triste parce que j’ai secrètement fantasmé comme tout le monde, je m’en fiche à côté de « l’autre » histoire.

Vous voyez ce joli petit couple mignon, qui attendait un bébé ? Je vous la fais courte : ils sont beaux, jeunes et amoureux et vont devenir parents. A l’écho (vers 5 mois) on détecte un grave problème chez le fœtus, insoluble. Cet enfant, s’il nait, ne vivra que quelques instants. Diagnostic ante-natal, mesures exceptionnelles, détresse, sentiment d’injustice, couple fendu… Déjà sur le principe, peut-être que je suis encore trop proche de tout cela, mais ça me mine. Et alors le pompon vient à la naissance (forcément, il reste 3 minutes dans les bras de ses parents avant de partir se reposer ailleurs), tension cinématographique de merde qui fonctionne très bien sur moi et mes Kleenex qui commencent à joncher le sol, je vous laisse deviner comment ils l’appellent… Joufflu ! (Chiale chiale chiale….). Mon mec en a un peu marre je dois l’avouer, peut-être qu’il le vit mieux presque 2 ans après, mais moi je suis encore une éponge pour ce genre de détresse et la cerise sur le gâteau m’a achevée…

Si vous avez réussi à ne pas vous spoiler bravo ! Vous pouvez reprendre le cours normal de cet article.

Autre chose : lisez cela ! C’est Marlène Schiappa (d’office, vous pouvez aimer tout ce qu’elle a écrit, faites moi confiance). Elle l’a écrit en réponse à cet article-ci (que vous pouvez lire aussi) et je la rejoins tellement dans cette façon de penser… Loin du jugement systématique, à l’écoute des autres juste pour « écouter ».

Je ne sais pas si c’est ma nouvelle vie qui me confronte à tout cela, ou ce blog pour lequel je reçois beaucoup de mails, ou encore mon implication sur certains sujets qui me tiennent à cœur mais j’ai l’impression que de plus en plus de personnes que je connais (ou parfois même pas) ont besoin d’échanger à propos de la maternité, de la fertilité, des naissances complexes…

Quand on me raconte les difficultés à concevoir, la rudesse du traitement et des résultats négatifs qu’il faut oublier vite pour repasser dans son prochain cycle. Pas le temps de faire « le deuil » de cette tentative ratée qu’on est déjà sur la prochaine qui marchera, ou non…

Quand cette jeune mère d’un bébé inversé qui se fait opéré à quelques jours car les artères de son cœur sont à l’envers (et que lui ne peut pas vivre comme cela) et que je la vois se bagarrer pour comprendre comment faire face alors qu’hormonalement elle est comme Tchernobyl, que sa pensée se voudrait raisonnable, devant un enfant poitrine ouverte dans sa couveuse. Elle se demande comment tisser ce lien, comment ne pas avoir peur de toucher SON enfant, comment se détacher de cette « facilité » de la grossesse, quand il était à l’abri. Que puis-je lui dire ? Qu’elle va en baver ? Que les semaines qui s’annoncent vont être compliquées mais que, il faut qu’elle me croie sur parole, tout va aller mieux ?

Quand j’entends que certaines mères sont seules, affublées d’un homme qui ne se rend pas compte du travail que cela représente l’arrivée d’un bébé, et qu'entre lactation, retour de couches et nuits hachées, elles ont l'impression qu'elles ne vont jamais y arriver...

Mais aussi les histoires jolies, de l’amie toute ronde, prête à accoucher et qui vit cela sereinement, dans une attente impatiente et souriante, ou bien encore cette future maman de jumeaux, qui vit entourée de bébés et qui enfin, après un traitement court mais tout de même lourd sent ses petits s’en donner à cœur joie bien à l’abri.

Continuez à vous confier. Je ne sais pas si je peux aider mais en tous cas, j’envoie des ondes où vous voulez, et je m’efforce de vous faire penser que vous n’êtes pas isolée.

Sur ce, je m’en vais attaquer ma valise, peut-être même que je programme un article tout prêt pour lundi prochain alors que je serai sur la Côte (même pas honte). Peut-être même que j’ai découvert complètement par hasard une technique qui aiderait les femmes sujettes aux ovaires polykystiques… Sans chercher, c’est venu à moi (amen) tout seul sur le grand Internet. Je sais que vous êtes impatientes, parce que vous êtes toujours plus nombreuses à trouver ce blog via cette porte d’entrée…

Une bise, je penserai à vous, mon verre de rosé à la main…

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