Nouvel horizon

Que je vous raconte un peu mon premier trimestre 2016...

Aujourd'hui (je vais pas faire un décompte jour par jour hein, promis), je me fais arracher une dent. Et j'ai peur comme si j'avais 3 ans ! C'est fou quand même la phobie du dentiste. Depuis septembre, j'ai une molaire qui fait sa crise. 3 infections, une dévitalisation en 4 séances, et encore des infections... La semaine dernière, ma jeune et jolie dentiste a donc décidé que là, c'était trop chiant et donc on la dégage pour de bon à midi. Et je déteste cette idée ! Paraît qu'une fois que la piqure est faite, on ne sent plus rien. Enfin jusqu'à ce que le produit ne fasse plus effet et que la douleur débarque. Ensuite j'attaque les antibios et les anti-douleur.

Et surtout, ensuite, on remplace. Et là, je vais être bassement matérialiste parce que mon chômage est anormalement bas et que sortir un paquet de sous pour ma dent, ça tombe mal. J'ai du mal à comprendre comment, en ayant super bien cotisé pendant des années on me verse si peu.

Vous le savez, ma petite vie se prépare à du changement. Après 10 ans dans le monde merveilleux de la communication, je tente une aventure aux antipodes. J'attaque donc 7 semaines de révisions avant de passer mon premier concours fin février (le premier d'une série de 3). Et là vous vous demandez ce que j'ai bien pu trouver hein ?

Asseyez-vous bien, je passe le concours d'infirmière. A presque 32 ans, c'est le moment ou jamais de se lancer de nouveaux défis non ? Au mieux je l'ai et je commence 3 ans d'études avec des jeunes majeur(e)s au pays du soin et des piqures, au pire je le rate. Je n'aurai bousillé que 6 mois de ma vie, et je recommencerai à chercher dans ma branche en sachant désormais exactement ce que je veux. Et plus important encore, ce que je ne veux pas !

J'en ai bien profité et, même si je suis consciente que les choses vont changer (horaires, confort matériel...), je me dis que c'est le parfait moment pour prendre ce temps pour moi. Ma rentrée ne se ferait qu'en septembre, en même temps que celle de mon Joufflu. D'ici là, je vais pouvoir rester proche de lui au printemps et en été et préparer la grande étape de l'école simplement et confortablement. En septembre, alors que je retrouverai un statut et un planning d'étudiante, ce sera aussi parfait pour profiter de lui (malgré les stages). Je pense aux vacances de Noël pour lesquelles on va pouvoir faire des choses tous les 2.

Certes, nos revenus vont baisser. Mais après tout, mon jules aura un bon boulot bien stable et on devrait arriver à compenser, en faisant attention. On revient de New York, on est regonflés à bloc et on a prévu des vacances en août. La suite s'écrira en temps et en heure.

Voilà, vous savez tout. Je sais que certains trouvent cela fou, que d'autres sont plus enthousiastes. Je ne sais pas dans quel service je souhaiterai travailler si tout se passe bien. J'ai 3 ans pour visiter ce qu'est le monde du soin en France et je vais me laisser le temps. On est bien d'accord que je vais voir du vieux en premier, de la dépendance, de la fin de vie. Je sais aussi que, vu mon parcours de maman, je n'ai aucune chance de me retrouver en néonat. Et Dieu merci !! Je pense que je serai incapable de gérer. Même si un jour, plus tard, peut être que j'aurais trop envie d'essayer. Mais ne croyez pas que c'est ce qui motive ma décision. Je serai bien perdue si je devais me confronter à une autre maman inquiète pour son bébé. Malgré tout, je ne souhaite pas y retourner ni revivre, même par procuration, le chagrin ou l'inquiétude qui règne dans ce service. Et j'ose espérer que les dirigeants des écoles ou des hôpitaux n'ont pas l'idée d'y envoyer des mamans qui ont vécu de l'autre côté.

2016 sera l'année de la transformation. Je ne suis pas une jeune majeure qui a une ambition d'exercer ce métier depuis qu'elle est toute petite. Je suis une adulte qui a vu d'autres univers et qui prend une décision réfléchie et motivée. Un tantinet effrayée certes mais contente de se tourner vers les autres et leurs soucis. J'aurais dû le faire l'an dernier, mais j'ai merdé. Je me suis accrochée à une branche que je savais instable (voire pourrite !) et forcément, je suis tombée. Tant pis, il a fallu ça pour que je comprenne. Rien n'est jamais perdu.

Allez, je vais mettre en place mes révisions. Je vais me plonger dans les sujets sociaux, médicaux... afin de passer des concours "genre le bac" dans les mois qui viennent. En croisant les doigts pour réussir les écrits et décrocher les oraux. Plein d'étapes à passer pour, peut être, enfiler une blouse avant Noël prochain et commencer cette nouvelle vie.

Croisez les doigts !

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