Une très grosse pomme !

Hello,

Nous revoilà ! Après 5 jours, 70 KM à pied et une bonne dizaine de gros hamburgers dégoulinants, nous sommes de retour de la ville magique qui ne dort jamais : New York.

Pour résumer, on a eu une chance folle : beau temps, peu de monde dans les spots touristiques et surtout : la fin des soldes !!

Dans mes yeux, New York est une ville gigantesque, au sommet des clichés américains. Qu'il s'agisse de bons ou de mauvais côtés... C'est vraiment un continent à part. Je ne l'ai pas vraiment découvert lors de ces quelques jours, même si New York reste LA ville qui caractérise le mieux l'état d'esprit si particulier de cette population.

En 1997, alors que je n'ai pas 13 ans et que je n'ai commencé l'anglais que l'année précédente, je fais partie de la quinzaine d'élèves qui sont retenus pour un mois de l'autre côté de l'Atlantique. En avril 97, je m'envole pour la première fois, à 10 000 km de chez moi. Malgré mes 15 camarades et les 3 profs qui nous accompagnent, c'est une grande première. En effet, nous ne restons pas ensemble mais allons chacun dans une famille différente, direction Little Rock, capitale de l'Arkansas. A l'atterrissage, sonnée par les nombreuses correspondances et par les heures en vol, je suis accueillie par 4 personnes (les parents et leurs 2 filles) et une ENORME banderole. Nous rentrons chez eux. Le choc est rude... Aucun repère, la langue que je ne maîtrise pas du tout, la distance, le décalage horaire. Je précise que cette famille était bénévole, contrairement aux familles anglaises qui accueille tous les collégiens de France et qui les "parquent" dans des dortoirs pour toucher les sous.

Ma famille américaine va mettre les petits plats dans les grands et se faire un devoir de tout me montrer. ils sont croyants (église presbytérienne). Messe, restaurants, shopping, balades en bateau... La maman travaille pour le ministère de l'écologie et le papa est un ancien chirurgien reconverti dans l'écriture d'ouvrages médicaux. Les 2 filles, dont l'aînée a mon âge, sont des rayons de soleil, éduquées et sympathiques. La semaine, je vais en cours avec elles dans un collège public. Les clichés déjà... Les armes au sein de l'établissement (vive les Etats du Sud), la mixité de la population, les cours de 15 minutes pendant lesquels seule la présence compte, les Spice Girls avant même qu'elles n'arrivent en France. 18 ans après, je peux le dire : ce voyage m'a fait un bien fou. Malgré ma jeunesse et la difficulté à trouver mes marques, cette famille m'a offert une parenthèse et une richesse d'esprit qui, aujourd'hui encore, m'a laissé des souvenirs sans pareil ! Nous sommes toujours en contact régulier, nourrissant l'espoir de se voir "un de ces jours" ou mieux, que nos enfants, à 13 ans, puissent vivre l'échange qui nous a fait nous rencontrer !

Lorsque nous rentrons, nos trajets sont Little Rock - Dallas / Dallas - NYC / NYC - Londres / Londres - Lyon. Mais arrivés à NYC, l'avion a un problème. Sans bagages, nous allons vivre 48h (15 gamins français, je vous laisse comprendre...) autour de la Grosse Pomme. Imaginez la tête de nos parents qui attendaient à l'aéroport de Lyon, quand soudain s'est affiché un message à leur attention (pas de portables) et un agent qui leur annonce que nous sommes à New York... On a eu de la chance, nous sommes rentrés en France dans l'avion des Fugees (oui oui, vous vous souvenez bien). Autographes et photos hystériques !

En 1997, les jeunes comme nous dans les avions ont le droit d'entrer dans le cockpit. Nous survolons donc NYC depuis le poste de pilotage, les 2 tours (les plans de vol ont changé, après...), l'Empire State... Une fois dans New York, je me souviens que je me sentais toute petite. Tout était gigantesque, on ne voyait pas le haut des immeubles... Je pense qu'aujourd'hui, j'ai trouvé tout cela "plus petit" mais c'est parce que j'ai grandi (ou vieilli, oui...) et que mes yeux d'enfant amplifiaient le phénomène.

18 ans après j'ai re traversé l'Atlantique. Les tours ne sont plus là. Mon mug ramené en 97 a donc une valeur inestimable... L'ambiance est différente et en même temps, identique. Excessive, patriote, fière et déroutante. Les évènements de 2001 ont exacerbé ces traits, tout en offrant au monde la vraie vision de ce qu'est l'Amérique. Un eldorado parfois, une fourmilière toujours, des inégalités souvent.

Dépaysant malgré tout, ce pays fatiguant mérite le détour. Pour ma part, je ne pense pas y retourner avant une bonne quinzaine d'années, pour nous permettre d'avoir de nouvelles choses à découvrir. D'ici là, peut être que je rendrais visite à mon amie Lacy qui vit à présent à Chicago mais le monde est trop grand, et j'ai encore tellement de rêves à visiter ! Et puis, nous aimerions partir à 3 maintenant. Cet été en France et puis qui sait, ensuite, vers l'étranger. D'abord quelques jours et puis de beaux voyages. je voudrais que mon fils puisse découvrir le monde avec ses yeux d'enfant. Tout est tellement différent lorsqu'on est petit...

Notre mode de vie devrait changer cette année, se simplifier. Mon homme change de job la semaine prochaine, moi je tente de nouvelles expériences et Joufflu va rentrer à l'école. Cela fait déjà beaucoup. Maintenant, il nous faut attendre l'été pour avoir le plaisir de refaire une valise...

Retour à l'accueil