New life : loading !

Bonjour !

Un petit point aujourd'hui sur ma "peut-être nouvelle vie".

Comme je vous l'avais expliqué ici, j'ai décidé de tourner une page professionnelle et d'en écrire une nouvelle, à l'encre effaçable ! On sait jamais, je peux tout foirer et retourner un jour à mon métier de départ...

Pour l'instant, je crois qu'on peut dire que cela se passe "pas trop mal". J'étais inscrite à 3 concours d'entrée en école d'infirmière (en IFSI donc). J'ai eu les derniers résultats des écrits et... je m'en suis pas trop mal sortie parce que je fais partie des gens qui sont invités à passer les oraux ! Au delà de la fierté ressentie, rapport au fait que mon niveau de bac est bien loin et que les maths qu'on attendait que je révise me paraissaient insurmontables, je fais partie des "vieilles" et moralement, je m'étais quand même un peu demandé si j'avais ma place.

Visiblement oui, même si je n'ai pas mes notes et que je suis bien incapable de me positionner dans le classement.

Les écrits fonctionnaient sur 2 épreuves, l'une de "français / culture gé / sanitaire et social" et l'autre de maths.

Les sujets du français se composaient d'un article de presse récent à décortiquer et 3 ou 4 questions.

Les thèmes :

- Concours 1 : Le rejet de plus en plus important de la vaccination par les jeunes parents. Histoire de la vaccination, statistiques d'effets secondaires gravissimes et maladies tombées dans l'oubli, puis pourquoi certains parents refusent de vacciner leurs enfants.

- Concours 2 : La perte de l'écriture manuscrite au profit de l'écriture au clavier. Histoire de l'écriture, apparition des ordinateurs et donc des claviers et aujourd'hui, les écoles qui vont de plus en plus utiliser ces méthodes. Fonctionnement du cerveau selon les 2 écritures, orthographe, compréhension...

- Concours 3 : la génétique dans la sphère privée. Utilisation par les familles hors cadre médical (paternité...), eugénisme (choix du sexe de son enfant...) ou même rencontres en ligne selon profil génétique.

Rien de très compliqué me direz-vous... En fait, ma principale difficulté résidait dans le fait de "raccourcir" mes écrits. Comme vous le constatez souvent, j'ai tendance à tartiner... Et là, il faut argumenter en 25 lignes max ! Du coup je rédigeais comme j'en ai l'habitude et à la fin, j'enlevais un maximum d'adverbes et je supprimais des idées. Ca me gonfle un peu quand même de faire cela mais la consigne étant "courte", je faisais "court" !

Mes oraux s'étalent sur une semaine à la mi-mai et les résultats finaux seront transmis fin juin, pour une rentrée en septembre.

L'oral, c'est une image ou une citation courte, un jury de 3 personnes, 15 minutes de préparation, 15 minutes de passage sur le sujet et 15 minutes sur les motivations. Ils ont dans tous les cas mon CV et une lettre de motivation jointe à mon dossier d'inscription. J'ai déjà potassé ces questions au moment de l'écrire.

Une note sera attribuée à ma prestation et, une fois la moyenne avec les écrits faite, cela va donner un classement comprenant listes principale et secondaire. Vous êtes sur la principale : banco ! Mais si vous êtes sur l'autre il faut attendre les désistements.

Le hic, c'est que Pôle Emploi va financer ma formation et que, monter un dossier fin juin (au mieux) pour obtenir tous les documents avant la rentrée du 1er septembre, ça va être coton ! Ils ne sont pas forcément rapides alors en plein été, on va se marrer. Tant pis, si cela fonctionne, j'irai faire un sitting ou une grève de la faim !

Voilà, vous savez tout... Je rattaque un peu le bachotage histoire d'avoir quelques données raisonnables à produire les jours J.

C'est long... Je ne suis pas très patiente en général donc là, en sachant les éventuels dossiers et allers-retours à Pôle Emploi à qui il va falloir mettre la pression, sous réserve d'être sur les listes principales et d'avoir une réponse ferme rapido, ça n'arrange rien.

L'autre truc, c'est que je risque de devoir choisir entre ma rentrée et celle de mon fils, qui vont certainement avoir lieu le même jour. Mais j'essaie de ne pas y penser, même si au fond, je ne voudrais pas manquer ça !

Je ne suis pas mécontente. J'ai eu les 3 écoles que je présentais pour l'instant, les listes se sont réduites (1000 personnes qui finalement ne sont plus que 400 à l'oral...), je me dis que je n'ai pas fait tout cela pour rien.

Je prends conscience aussi de la réalité du métier en me documentant un max. La prise en charge de la vieillesse, du corps mort, de la souffrance et de la pénibilité. J'en avais une idée bien sûr, je sais bien que ce ne sont pas des Bisounours qui pètent des paillettes qui se font soigner dans nos hôpitaux...

Je profite de ce battement dans ma vie pour me retrouver un peu et profiter de mon fils qui grandit si vite.

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