Bye la crèche !

Ce matin, nous sommes partis à la crèche, main dans la main, pour la dernière fois. De toute la vie !

Un kilo de bonbons sous le bras, le sempiternel doudou dans la main, nous sommes allés tôt sur le chemin que nous connaissons si bien, depuis 2 ans.

Honnêtement, ça fait un drôle d'effet de se dire que, si petit, il dit déjà adieu à des gens, à un quotidien. Bien sûr, nous allons nous recroiser, papoter mais ce ne sera plus sa deuxième maison.

40H par semaine, pendant 2 ans, il a grandi ailleurs. J'ai découvert un diaporama fait par les animatrices. Des grimaces, des rires, des larmes... Dont j'ignore l'origine, que je n'ai pas pu accompagner. Ce n'est pas de la nostalgie. C'étaient ses premiers souvenirs seul, sans nous.

Ses amitiés, ses câlins avec les puéricultrices, toutes différentes mais toutes adorables. Ses embrouilles, ses visites au coin, ses repas, ses siestes. Et la tonne de dessins que nous avons ramené la semaine dernière, dans un papier peint agrafé. Une bonne soixantaine, dont un livre sur les émotions, réalisé par chaque enfant.

Je ne peux que conseiller ce mode de garde. Enceinte, je savais déjà que ce serait celui qui nous correspondrait le mieux. Du monde, des autres, des règles... On m'avait dit "toujours des microbes, moins d'attentions que chez la nounou, plus de fatigue". Tout est vrai. Les microbes en tête !

Je ne suis pas sûre qu'il ait bénéficié de moins d'attentions, elle était juste plus diluée et collective. Jamais de gros bobos (mais des dizaines de petits), rarement des larmes. Beaucoup de vêtements sales, voire irrécupérables. Varicelle collective, rhino collective, gastro partagée... Mais surtout, un enfant qui est hyper autonome (jamais assez hein), qui parle hyper bien, qui sait respecter les grands et les petits, qui sait répondre quand on le cherche, qui a une pêche d'enfer !

C'est vrai que ça dépote, que certains soirs il rentre sur les rotules, ronchon et crado. Il a appris à méditer, à chanter, le ballon prisonnier, la peinture sous toutes ses formes, à demander pour de l'eau, se rincer les mains, faire pipi. Il a été au coin, sur la chaise du calme. Il a tapé ses copains et s'est fait mordre, il a fait des macarons, du pain, des gâteaux, des livres géants, des spectacles, un défilé...

Je ne critique pas les autres modes de garde. Je ne sais pas comment cela se passe en nounou ou chez maman. J'ai les expériences des copines, de la famille. Nous n'avons connu que la crèche, le collectif. Et un collectif de luxe ! Un multi accueil qui fait aussi garderie le mercredi mais qui, en semaine classique, compte 25 enfants pour 9 adultes ! De la demi-journée par semaine aux gros contrats de 50h.

11 petits "grands" rentrent à l'école en septembre, dont le mien. Les places se libèrent pour accueillir des bébés, et faire passer les "petits" en moyens. Le cycle continue.

Je suis sûre que, si un jour nous avons un autre enfant, on fera tout pour avoir une place dans la même structure.

J'ai adoré la façon dont on s'adressait à mon fils, et aussi la manière de me parler à moi, en insistant sur le fait que CE N'ETAIT PLUS UN BEBE alors que je le changeais encore sur la table à langer.

C'est terminé, ce soir, j'irai récupérer mon petit bonhomme la boule au ventre, de laisser cet endroit qui a tant compté. Je les ai gâtées, nous savons que nous garderons des souvenirs magiques, on tourne la page du livre de la petite enfance du Joufflu.

Samedi il part en vacances 15 jours au dessus de Grenoble avec mes parents. Pour une fois, c'est lui qui part et nous qui continuons le quotidien. Nous les rejoindrons le week end entre les 2 semaines, pour soulager un peu Papy et Mamy et profiter de notre petit gars. Début août, opération à l'HFME. La boule au ventre rien que d'y penser. Et puis 15 jours tranquilles, et 1 semaine de mer avec les copains. Déjà la rentrée, pour lui et pour moi. La prochaine étape s'appelle la maternelle... Mais au fond de moi, je ne suis pas inquiète. La crèche prépare aussi très bien à cela !

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