Effet de groupe
(Désolée pour l'image, poupée gonflable power !)

Bonjour bonjour !

Après ce week end beaucoup trop court (sissi, on est d'accord ! Ils ont bien raccourci les week ends, j'en suis sûre !), me revoilà pour de nouvelles aventures bloguiesques !

Comme promis, je le redis, ici ce n'est pas MON espace, c'est aussi une source d'infos pour toutes celles (et ceux, on y reviendra) qui ont un désir de grossesse.

Avant toutes choses, juste un mot à l'attention des auteurs des messages que je reçois régulièrement, ici ou sur Facebook. On est là ! Oui "on" parce que je peux vous assurer qu'on est nombreuses dans ce cas-là ! Et on est bien d'accord qu'en parler, pas de souci ! Mais en parler à d'autres femmes qui ne PEUVENT pas comprendre, c'est difficile ! Donc n'hésitez pas, je ferai un post récap de tous vos messages sous peu ! Et j'espère aussi lire de bonnes nouvelles hein ?!

Comme vous avez pu le constater, je ne suis pas accro aux forums dédiés à nos soucis de fertilité. Pour autant, il faut bien que j'enquête pour venir vous en reparler ici. Je suis donc tombée sur un forum initié par les Maternelles (émission que j'adore mais que je ne regarde SURTOUT pas !!!!). Les premiers posts sont de vraies "histoires", claires, bien écrites. Ensuite ça dérape (comme sur tous les forums !). L'orthographe AU SECOURS / La ponctuation HELP !!!

Quelques extraits : (comme on se retrouve hein ??)

"Ce qui est dingue, c'est que parfois j'essayais de me persuader que ça n'avait pas marché. Je me disais que comme ça, si c'était négatif, je tomberais de moins haut, ha ba non ! La déception est la même car l'espoir est toujours là, même bien caché"
"Si nous nous comprenons bien aujourd'hui, il y a eu de nombreux moments difficiles. La souffrance n'est pas toujours facile à exprimer et facile à comprendre. L'entourage peut être absent, maladroit (tabou, pudeur, incompréhension...). Parfois, on est positivement surpris par des personnes moins proches; qui semblent être beaucoup plus empathiques. Globalement ceux qui ne vivent pas la PMA ne comprennent pas la souffrance énorme des couples infertiles ! Ils virent au pathétique, aux phrases toutes faites, au "remontage de moral"..."

Pourquoi je vous dis tout cela ? Tout simplement parce qu'on se dit parfois que c'est injuste, que cela n'arrive qu'à nous... En fait, euhhhhhhhh non !

Je peux vous assurer qu'on est nombreux (ses) dans ce cas. C'est très important d'en avoir conscience. Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne nouvelle pour autant, cela ressemble à un nouveau fléau alors que les générations précédentes avaient apparemment moins de problèmes. Peut-être que les femmes modernes se mettent trop de pression. Peut être que la pollution rend les spermatozoïdes moins costauds. Peut être que les années de pilule contraceptive n'arrangent rien... Je n'ai pas la réponse. Je sais que pour ma part, plus aucune pilule ne passera par mon corps. Je sais aussi que la culpabilité que je ressens est infondée, que c'est fou de se dire que c'est de MA faute. On aura beau me le répéter 24 h sur 24, je ne peux pas lutter contre ces différents sentiments pénibles.

Je sais aussi que j'ai pris le parti d'en parler. Je me revois aborder un ami dans la rue, sans que l'on sache rien et qu'il me lâche, des trémolos dans la voix, que sa femme vient de faire une fausse couche, qu'elle n'en a parlé à personne, pas même à sa mère ou sa soeur... Pour moi, c'est impossible ! Parce que je ne fonctionne pas comme ça, parce que je connais ma mère et qu'elle n'est pas une de ces femmes qui va me dire quoi faire, qu'elle aura la patience de m'écouter, qu'elle sera là sans me coller de pression. Mes amies également sont dans la confidence, qu'elles partagent ou pas cette envie d'enfant, qu'elles soient ou non passées par la PMA et cette attente.

Enfin, et parce qu'aussi terrible soit-il de le reconnaître, regardez les salles d'attentes dans lesquelles on se retrouve. Ici, pas de question de niveau de vie, d'âge ou de milieu. Les couples (parfois les femmes seules...) qui sont là sont tous des parents "vides".

Alors on se remotive, on compte les jours jusqu'à la prochaine étape (pour moi, 1 mois, presque !), on fait des galipettes (sait-on jamais...) et on profite du retour des beaux jours pour sortir, s'aérer, danser, boire (la chance qu'on a... on peut picoler grave ! Heureusement qu'on est pas enceintes ;-))

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