Flashback badabooom

En préambule, je tiens à préciser que je ne vais pas faire de flashback sur tous les événements qui ont ponctués ma fin de grossesse merdique. Mais cette date-là est gravée dans ma mémoire et malheureusement, je trouve qu'elle est presque aussi importante que le 9 décembre (date de la naissance de Joufflu).

9 août 2013. Je me lève tard, je profite et je dors. J'ai posé ma matinée car cet aprèm nous avons l'écho du 5ème mois.

Je suis moins malade, et depuis quelques jours, je retrouve l'appétit. Bébé bouge déjà, et c'est un vrai plaisir de le sentir ENFIN présent. Je me prépare et décolle chez ma maman qui me fait à manger (big up Maman, elle m'a nourri comme elle a pu pendant des mois...). Lorsque j'arrive chez elle, je commence à lui dire que j'angoisse. Je ne la sens pas cette journée. Je la revois me dire "mais enfin, que veux-tu qu'il arrive ???". On va me confirmer que c'est un garçon (mais je le sais, moi, déjà. j'en suis sûre !) et que tout va bien.

Mouais, je l'écoute sans conviction. Mon jules arrive dans l'après midi, et nous voilà en route pour l'hôpital. Nous avons RDV avec un sage-femme que tout le monde adore.

On s'installe, il pose la sonde. Je ne vous refais pas le film, je l'ai écrit il y'a un an, il est lisible ici.

Je peux seulement vous préciser qu'à ce moment là, avec le recul, on était secoués mais assez sereins. J'en veux beaucoup plus à la gynécologue que l'on verra 10 jours plus tard et qui me fracassera la tronche avec ses phrases pourries. Ce 9 août aura marqué ma vie. C'est le point de départ de ma relation avec mon enfant je pense.

C'est le jour où j'ai réalisé que tout ne coulait pas de source, que les merdouilles se pointent aussi (et surtout) quand on se trouve chanceuse. Le sort a voulu qu'il naisse 4 mois pile après cette annonce, histoire que le 9, qui était déjà notre date, (on s'est bécoté un 9 juillet) demeure NOTRE jour.

Aujourd'hui, un an après, on est de sortie. Quelques jours avant, j'ai déjà la gorge qui se noue à l'idée de revivre un 9 août. Mais je vais faire comme si... Histoire de ne pas plomber l'ambiance et surtout pour ne pas entendre "non mais ça va, il va super bien, et puis c'est le passé...". Je n'en peux plus de ces phrases toutes faites !!!

On s'en sort bien, je le sais. On va bien, je le sais.

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